Mat du couloir en position gagnante : un coup de tour dans la partie 1768
La partie 1768 s'est terminée sur un mat du couloir en position gagnante. Avant mon 25e coup, j'étais à +7,01, avec 93,0 % de chances de gain, le maximum de la partie. J'ai déplacé ma tour de e5 en h5. La dame noire a donné échec en c1, ma seule réponse légale était de m'interposer avec ma dame en d1, et la prise de la dame en d1 aurait été mat. Le relevé indique que la partie a été abandonnée là : une défaite.
La partie enregistrée
J'ai joué cette partie rapide de dix minutes sans incrément le 31 octobre 2025, avec les Blancs, contre Olsmokey1 (1254). Mon classement enregistré était de 1253. L'ouverture s'est mal passée, avec mon fou perdu contre un pion dès le 6e coup ; cette partie-là, et la défense Horwitz avec un ...g5 précoce qui l'a provoquée, sont sur la page d'ouverture de cette partie. Cette page commence au 13e coup, quand j'étais gagnant.
| Détail | Relevé sauvegardé |
|---|---|
| Partie | 1768 du parcours de 631 à 1385 |
| Résultat | Défaite (0-1), « Olsmokey1 gagne - partie abandonnée » |
| Ma précision | 44,1 % (Noirs 56,7 %) |
| Mes gaffes / erreurs / imprécisions | 8 / 2 / 1 |
| Gaffes / erreurs / imprécisions des Noirs | 7 / 0 / 3 |
| Précision en milieu de partie | 42,4 % sur 13 coups |
| Ma probabilité de gain avant les coups 13 / 20 / 25 | 90,2 % / 86,8 % / 93,0 % |
| Ma pendule après les coups 24 / 25 | 384 s / 335 s |
| Partie originale | Partie sur Chess.com |
J'arrivais à cette partie sur trois victoires d'affilée (1765 à 1767). C'était une très bonne semaine : le journal de la semaine 92 montre un passage de 1202 à 1301 en 43 parties. Cette défaite a été l'une des 15.
Position 1 : coup 13, la chasse à la dame au lieu du cavalier
Après une ouverture folle, le roi noir était monté en f8 (12...Rf8, une gaffe) et l'évaluation était de +6,03. Ma dame était en h5, la dame noire en a5.
J'ai donné un échec de la dame en f3 qui attaquait aussi le cavalier d5. La vérification d'aujourd'hui le juge « nettement mieux pour les Blancs » (+2,57), mais l'évaluation sauvegardée après ce coup était de +0,74. Le premier choix du moteur était le cavalier en c4, attaquant la dame noire non défendue, jugé « les Blancs gagnent totalement » (+7,26). La ligne se poursuit avec le cavalier qui saute en d6, où les Noirs doivent lâcher leur dame contre lui.
C'était le troisième de quatre coups de suite avec la même suggestion du moteur. Aux coups 11, 12, 13 et 14, Stockfish voulait Cc4, et à chaque fois j'ai joué ma dame ou mon fou à la place. Les coups eux-mêmes trahissent l'habitude : je choisissais sans cesse les échecs et les prises plutôt qu'un coup de cavalier.
Position 2 : coup 20, le pion qui chasse la dame
Les Noirs m'ont rendu l'avantage avec 17...b5. Mon fou a pris un cavalier en d5 (l'analyse marque 18.Fxd5 comme un bon moment), ma dame a pris l'autre cavalier en d4, et au 20e coup j'étais à +5,12.
J'ai attaqué la dame noire avec un pion. Le choix du moteur était le développement tranquille 20.Cc3, « les Blancs gagnent » dans la vérification d'aujourd'hui. Mon coup de pion a obtenu +1,57 dans l'analyse sauvegardée. Regardez ce cavalier en b1 : il n'avait pas bougé de toute la partie. Stockfish voulait le sortir au 20e coup, puis encore au 21e, quand j'ai joué l'autre cavalier en f3 à la place. Ce cavalier non développé compte dans la dernière position.
Position 3 : coup 25, la tour quitte la colonne e
Les Noirs ont de nouveau gaffé (20...Dc7), nous avons échangé en e5, et après 24.Txe5+ Rd6 ma tour se trouvait en e5, à côté du roi noir en d6. L'évaluation était de +7,01. J'ai réfléchi environ 48 secondes, ma plus longue réflexion de la partie.
Ma tour est allée en h5. Le vérificateur le décrit seulement comme un coup de tour ; le relevé ne dit pas ce que je préparais, et je ne vais pas l'inventer. L'évaluation sauvegardée après ce coup est mat en deux pour les Noirs. Le choix sauvegardé de Stockfish était 25.Ca3. La vérification d'aujourd'hui classe d'abord un coup de dame en f4, puis Ca3 et Cc3, tous « les Blancs gagnent totalement ».
Ce que ces trois coups ont en commun m'est apparu avec une vérification de plus. J'ai donné la même position au vérificateur avec le trait aux Noirs, comme si j'avais passé mon tour. Son premier coup est l'échec de la dame en c1, mat en trois : 25...Dc1+ 26.Dd1 Dxd1+ 27.Te1 Dxe1, échec et mat. Les Noirs avaient donc déjà une menace contre ma première rangée, et il me fallait un coup qui y réponde. La dame en f4 couvre c1 par la diagonale. Le cavalier en a3 libère b1, et ma tour a1 garde alors la rangée. Le cavalier en c3 bouche la colonne c. Mon coup de tour ne faisait rien de tout cela.
Position 4 : le mat
La colonne c était ouverte de c7 à c1. La dame noire est descendue jusqu'au bout avec échec. Mon roi en g1 avait des pions en f2, g2 et h2 devant lui : aucune case de fuite. La ligne du vérificateur est 26.Dd1 Dxd1, échec et mat, et la position après l'échec ne m'offre qu'un seul coup légal : la dame en d1. Mon cavalier en b1 ne pouvait pas aider, et ma tour a1 était coincée derrière lui.
Le mat du couloir arrive quand le roi est enfermé par ses propres pions et qu'aucune pièce ne protège la première rangée. Ici, la protection manquait déjà avant mon coup, parce que le cavalier b1 bloquait ma tour a1. Restée en e5, la tour aurait au moins pu revenir en e1 et retarder le mat d'un coup ; en h5, elle ne pouvait même plus faire ça.
La leçon de la partie 1768
Trois positions, un seul schéma. Aux coups 13, 20 et 25, j'étais nettement gagnant, et à chaque fois j'ai choisi le coup actif : un échec de la dame, une attaque de pion sur la dame, un transfert de tour. Le moteur voulait les coups lents : un cavalier en c4, le cavalier b1 sorti en c3, le cavalier en a3. Le cavalier b1 n'a jamais bougé en 25 coups, et dans la position finale c'est lui qui empêchait ma tour a1 de garder la première rangée.
La question que j'ai sautée au 25e coup était la plus simple : que menace mon adversaire ? La dame noire en c7 regardait le long d'une colonne c ouverte jusqu'à c1, une case de ma première rangée que rien ne gardait. Un seul échec là suffisait. Quand mon roi est derrière trois pions qui n'ont pas bougé, je regarde désormais chaque colonne et chaque diagonale ouvertes qui atteignent ma première rangée avant de jouer un coup d'attaque. Pour aller plus loin, j'ai une réponse sur les positions gagnantes qu'on finit par perdre, et une histoire de couloir plus ancienne dans la partie 412.
Ce qui a changé ensuite
Le relevé montre que j'ai gagné la partie suivante, la 1769, avec la même ouverture, puis perdu la 1770 et gagné trois fois de suite ensuite (1771 à 1773). Il ne dit pas ce que j'ai pensé de cette défaite, et je ne vais pas l'inventer. Si vous voulez voir vos propres moments clés de cette façon, avec des flèches pour le coup joué et le meilleur, Chess Coach fonctionne dans Claude et ChatGPT. Le guide pour lire une analyse Stockfish explique ce que signifie « mat en deux » sur la barre d'évaluation, et la page du parcours rassemble le reste de la série.
Questions fréquentes
Qu'est-ce qu'un mat du couloir ?
Un mat sur la première rangée (la huitième pour les Noirs), quand le roi est enfermé par ses propres pions et qu'aucune pièce ne peut s'interposer ni prendre la pièce qui donne échec. Dans la partie 1768, il est venu par un échec de la dame en c1 puis une prise de la dame en d1.
À quel point étais-je gagnant avant l'erreur ?
L'évaluation sauvegardée avant mon 25e coup était de +7,01, et ma probabilité de gain de 93,0 %, la plus haute de la partie. Après 25.Th5, le moteur affiche un mat en deux pour les Noirs.
Quel coup aurait conservé le gain ?
L'analyse sauvegardée donne 25.Ca3, un coup de cavalier qui libère ma tour a1 pour qu'elle garde la première rangée. La vérification d'aujourd'hui juge aussi 25.Df4, qui couvre c1, et 25.Cc3, qui bouche la colonne c, totalement gagnants pour les Blancs. Les trois parent la menace noire d'échec de la dame en c1.
Comment la partie s'est-elle terminée ?
Après 25...Dc1+, je n'avais qu'un coup légal, la dame en d1, et Dxd1 était mat. Le relevé indique qu'Olsmokey1 a gagné et que la partie a été abandonnée à ce moment-là.